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J.P Groslier |
Après plusieurs années de peinture (huile, acrylique), je suis arrivé à la gravure il y a une quinzaine d'années, j'ai découvert cet art que je considère désormais comme « art majeur ». A l'inverse de nombreuses passions artistiques, la gravure tout comme la photo ne permettent pas d'avoir une vision en temps réel des différentes réalisations Photographes et graveurs passent par l'intermédiaire de différents produits, outils que ce soit pour les uns un appareil photo, une pellicule, du révélateur, du fixateur, un agrandisseur ou pour les autres une plaque de cuivre, du vernis, de l'acide, une presse. Mais pour le graveur (et je suppose que ceci est la même chose pour le photographe)quel plaisir, de découvrir enfin l'image imprimée de la plaque de cuivre après l'avoir griffée creusée attaquée à l'acide. Je travaille
de nombreuses techniques et expérimente divers procédés
à partir de supports tel que le cuivre bien sur, mais également
le bois, le lino, le carton, le plexiglas, le cd-rom
tous
matériaux qu'une presse taille douce peut accepter. On parle d'eau-forte
lorsque la plaque de cuivre ou de zinc est recouverte d'un vernis
qui lorsqu'il est sec sera rayé à l'aide d'une pointe
d'acier ces rayures laissant apparaître le métal lorsque
la plaque sera plongée dans un bain d'acide celui-ci attaquera
le métal là où il a été découvert.
Il existe d'autres techniques tel que la manière noire qui nécessite un travail préparatoire de la plaque : le berçage, qui consiste à noircir complètement la plaque avant que le graveur à l'aide d'un polissoir fasse sortir de l'ombre des lumières et des clairs-obscurs. Le métal peut être attaqué à l'acide par surface ce procédé est appelé aquatinte. On répand sur la plaque une résine qui sera chauffée afin qu'elle adhère à la plaque de métal, celle-ci sera trempée dans un bain d'acide plusieurs fois avec des temps précis de manière à obtenir des nuances de gris. Quelque soit la technique employée en taille douce et afin d'obtenir un tirage, la plaque de métal sera totalement encrée de manière à ce que l'encre pénètre dans les creux puis essuyée pour retirer l'encre superflue. Avant l'impression le papier qui recevra l'empreinte sera tout d'abord humidifié ce qui l'assouplira et lui permettra lors du passage sous presse d'aller chercher l'encre au fond des tailles (traits réalises dans le métal). Enfin on appelle
taille d'épargne la technique consistant à épargner
le trait, ou les surfaces à l'aide d'outils appelés
gouges. On utilise comme support du bois ou du lino Le trait sera
alors en relief à l'inverse de la taille douce qui lui est
en creux. Juste une petite
précision, je m'appelle Jean-Philippe Groslier, j'ai 49 ans
et je suis à mes moments perdus employé de banque.
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